Simulateur de renégociation de prêt : gain réel après frais
Le calcul compare la mensualité actuelle d'un prêt à celle qu'un nouveau taux produirait sur la durée restante identique, puis soustrait les frais de dossier et de garantie. Le taux actuel importe moins que l'écart avec le nouveau taux et le capital restant dû, qui déterminent l'ampleur du gain mensuel.
Le calcul étape par étape
Le simulateur part de la mensualité actuelle, calculée à partir du capital restant dû, du taux actuel et de la durée restante en mois. Il calcule ensuite la mensualité qu'un nouveau taux produirait sur cette même durée, sans la raccourcir ni l'allonger. La différence entre les deux mensualités, multipliée par le nombre de mois restants, donne l'économie brute sur toute la durée du prêt. Les frais de l'opération - frais de dossier, indemnités de remboursement anticipé, garantie - sont ensuite retranchés de cette économie brute pour obtenir l'économie nette, le chiffre qui compte réellement. Le simulateur indique aussi le gain mensuel, c'est-à-dire l'écart entre les deux mensualités avant tout frais, et précise si l'économie dépasse les frais ou si les frais l'annulent sur la durée considérée.
Ce qui fait varier l'économie
L'écart entre l'ancien et le nouveau taux pèse plus que tout le reste, mais le capital restant dû et la durée restante amplifient ou réduisent son effet. Sur un capital restant dû de 180 000 euros, une durée restante de 180 mois et un taux actuel de 3,8 %, la mensualité tourne autour de 1 320 euros. Un nouveau taux à 3,1 % sur la même durée ramène la mensualité vers 1 250 euros, soit un gain mensuel proche de 70 euros, environ 12 600 euros sur toute la durée restante. Si les frais de l'opération atteignent 3 000 euros, l'économie nette reste largement positive. Le même écart de taux sur un capital restant dû plus faible ou une durée restante plus courte produit un gain mensuel plus modeste, parfois inférieur aux frais fixes de l'opération.
L'erreur qui fausse la comparaison
L'erreur la plus fréquente consiste à comparer les deux mensualités sans tenir compte des frais de l'opération, ou à renégocier en raccourcissant la durée pour afficher un gain qui vient en réalité de la durée et non du taux. Une autre erreur consiste à lancer une renégociation trop tard : plus la durée restante est courte, moins il reste de mois pour amortir les frais fixes, même si le nouveau taux est nettement plus bas. Un emprunteur qui renégocie avec seulement deux ou trois ans restants découvre souvent que l'économie nette est faible ou négative, alors que le même écart de taux, appliqué dix ans plus tôt, aurait produit un gain confortable. Comparer sur la même durée restante, comme le fait ce calcul, évite de confondre l'effet du taux avec celui d'un remboursement accéléré.
Questions fréquentes
Faut-il renégocier ou faire un rachat de crédit externe ?
La renégociation se fait auprès de la même banque, sur le même prêt, alors qu'un rachat de crédit externe implique un nouvel établissement, de nouvelles garanties et souvent des frais plus élevés. Le calcul reste identique dans les deux cas : mensualité actuelle contre nouvelle mensualité sur la même durée restante, moins les frais de l'opération. Seule la nature et le montant des frais changent selon la voie choisie.
À partir de quel écart de taux la renégociation devient intéressante ?
Il n'existe pas de seuil universel, car l'intérêt dépend du capital restant dû, de la durée restante et du montant des frais, pas seulement de l'écart de taux affiché. Un écart de 0,3 point sur un capital important et une longue durée peut générer une économie nette confortable, tandis qu'un écart de 1 point sur un petit capital en fin de prêt peut être entièrement absorbé par les frais. Le calcul permet de vérifier chaque situation plutôt que de se fier à un seuil général.
Les frais de renégociation sont-ils toujours les mêmes ?
Non. Les frais varient selon la banque et le type d'opération : frais de dossier, indemnités de remboursement anticipé si le prêt initial le prévoit, coût d'une nouvelle garantie ou transfert de l'ancienne. Ces montants ne sont pas fixés par une règle unique et doivent être demandés au préteur avant toute décision. Le simulateur les prend en compte tels que renseignés, ce qui permet de voir immédiatement si l'économie nette reste positive une fois ces frais déduits.
Le calcul tient-il compte de l'assurance emprunteur ?
Non, le calcul compare uniquement les mensualités de remboursement du capital et des intérêts, sur la base du taux nominal. L'assurance emprunteur, souvent calculée séparément sur le capital initial ou restant, n'entre pas dans cette comparaison. Si le nouveau prêt s'accompagne d'un changement d'assurance, son coût doit être ajouté ou soustrait à part pour obtenir le gain réel sur la mensualité totale payée chaque mois.
